[2019] Sur les chemins de la Science et la Culture

Une excellente année 2020, à tout lecteur de ce blog… Curieux, de passage ou habitué à parcourir mes mots !
Comme les années précédentes, je vais tenter de passer rapidement en revue tous les moments forts de mon année 2019. Encore pas mal de balades sur les chemins de la science, par le biais de parcours d’expositions, de participations à des conférences, de visites de sites industriels, de musées, de sites d’exception… C’est parti pour un petit tour, succinct du Nord au Sud en passant par notre capitale.

Le 19 Janvier 2019, était organisée par la Société Française de Physique une journée spécial Climat. Son thème exact était « Energie/Climat/Environnement, où va-t-on ? », et cela s’est déroulé à l’ENS à Paris.

Cette journée débat s’est ouverte par quelques mots de Jean Jouzel, Climatologue, Glaciologue, Vice-Président du groupe scientifique du GIEC jusque 2015, qui nous a dressé le tableau général de la situation : notre planète qui se réchauffe, vite, le lien entre les températures et les émissions de CO2 et des GES de façon plus générale, le rôle des facteurs tels que l’irradiation solaire, l’albedo, les aérosols atmosphériques… et quelques mots sur les conséquences du réchauffement et de nos activités Business as Usual (montée des eaux, dégel du pergélisol, acidification des océans, augmentation des phénomènes extrêmes, tensions sur les ressources en eau et l’alimentation…).
La suite de la journée a ensuite permis de balayer un certain nombre de travaux pour mieux comprendre les phénomènes en jeu, les boucles de rétroactions, les interactions entre les milieux ou les solutions permettant de « limiter les dégâts » : on a passé en revue ce qu’on connaissait sur le cycle du carbone (phénomènes naturels, impacts de l’industrie), quelques mots sur la géo-ingénierie (particulièrement intéressant), sur les énergies renouvelables et les problèmes qui y sont liés, les différentes formes de stockages (et les limitations), les contraintes sur les matériaux, le rôle de la biomasse… On a même évoqué le climato-scepticisme de ceux qui ont une lecture différente, parcellaire et erronée des études scientifiques menées aux 4 coins du Monde. Bref un sacré programme !

Février n’est pas réputé pour être le mois le plus clément de l’année côté météo ! Détrompez-vous car pour moi c’était direction … la côte d’Opale bordant la mer du Nord et la Manche sous un beau ciel bleu ! Une petite virée à la redécouverte de ma région, du Cap Gris Nez, Cap Blanc Nez, Audinghem, Tardinghem, Audresselles et de la maison du site des deux-Caps !

Plage de la Sirène (Audinghem) – 23 février 2019

Au pied du cap Blanc nez

Exemple de récolte de laisse de mer (Maison du site des Deux-Caps).

La maison du Site des Deux-Caps présente toutes les caractéristiques de la région, sa faune, sa flore, son agriculture, sa géologie, ses activités… Un petit focus sur les laisses de mer, c’est-à-dire ce que la mer « laisse » sur la plage au gré des marées. C’est un véritable écosystème riches en coquillages, algues, restes de poissons, et d’œufs qu’il faut absolument protéger car de nombreuses espèces marines y trouvent des ressources. Mais les laisses sont aussi malheureusement fortement « chargées » en déchets issus de la présence humaine.

Mars, c’est le mois du Maker Fair à Lille, dont je vous ai parlé ICI.

Mais c’était aussi l’occasion d’assister à une  chouette conférence au Forum des Sciences à Villeneuve d’Ascq, animée par Yaël Nazé, astrophysicienne au FNRS (Fonds National de la Recherche Scientifique, Belgique), intitulée  » L’astronomie au féminin ».

Conférence de Yaël Nazé « Astronomie au féminin »

On a donc appris beaucoup sur des femmes extraordinaires, très peu connues (et pas forcément reconnues à leur époque), qui ont contribué aux connaissances en astronomie et ce, depuis l’Antiquité.
Connaissez vous par exemple Maria Kirch, une astronome allemande de la Renaissance, qui découvre une comète mais c’est son mari qui en prend le crédit 😉 ?

En avril, la Communauté d’Agglomération d’Hénin-Carvin (Pas-de-Calais) organisait la visite industrielle de Faurecia, un équipementier automobile, dont l’une des usines est située à Hénin-Beaumont. Celle-ci fabrique essentiellement des tableaux de bord, planches de bord et des panneaux de porte pour Renault, Toyota, Sevel Nord.
Nous avons pu découvrir différents process autour de la plasturgie et celui qui a particulièrement retenu mon attention est le « slush molding » pour la conception de tableaux de bords de véhicules de haute gamme. Vous voyez cet aspect parfaitement fini, au toucher et rendu magnifiques (imitation cuir !), c’est grâce à cette technique de moulage (poudre fine et non de « classiques » granulés injectés) qui parvient à produire une « peau » souple de forme bien spécifique et d’épaisseur fine et uniforme, qu’on parvient à de telles caractéristiques.

Visite de Faurecia Hénin-Beaumont et le procédé Slush Molding

En mai, pour la nuit des Musées, direction le Musée de l’Air et l’Espace : une organisation parfaite qui nous en a mis plein les yeux.

Au programme, la visite d’un Boeing 747 et du Concorde…

A l’intérieur du Boeing 747 désossé pour y voir les gaines de distribution d’oxygène (en cas de dépressurisation)

A l’intérieur du Concorde (où de nombreuses expériences scientifiques se sont déroulées pour comprendre la chimie de l’atmosphère)

Et puis trop bien, de voir de près des turbines à gaz !

Turbo réacteur Trent 900 (Rolls Royce) qui équipe certains Airbus A380. De droite à gauche : la soufflante qui aspire l’air, le compresseur, les chambres de combustion au milieu, la turbine

J’ai aussi visité le même jour, le magnifique château de Chantilly ! Quelles splendeurs…

Le magnifique château de Chantilly

Pour l’intérieur, c’est la bibliothèque qui a particulièrement retenu mon attention ! Et puis ces livres anciens d’architecture sont de précieux trésors !

La bibliothèque du château de Chantilly

Extrait d’un livre d’architecture contenant des planches, dessins permettant de comprendre la géométrie et les proportions.

En juin, le salon « Expo biogaz » se tenait à Lille Grand Palais. Il rassemblait différents acteurs de la filière biogaz avec présentation d’équipements, de techniques, de procédés, de résultats de R&D, d’expériences d’exploitants, de porteurs de projets…

Le biogaz, c’est le gaz issu de la fermentation anaérobie (dans un digesteur) de matière organique ce qui peut s’appliquer à des boues de station d’épuration, des effluents d’élevage ou d’industries agro alimentaires. Intéressant de voir la diversité de ressources pour la genèse du biogaz, surtout celles correspondant à des co-produits ou de déchets dont il faut pouvoir trouver une filière d’évacuation : le son de riz (issu du polissage des grains de riz), les drêches de chicorée, les coques de cacao (issues de la torréfaction des fèves), les résidus de procédés d’extraction d’amidon de céréales, la vinasse de betteraves…

Seulement voilà, il contient certes une grande proportion de méthane valorisable mais aussi des gaz indésirables (H2S, CO2).

J’ai retenu la présentation de Veolia qui a développé une technologie à membrane pour purifier le biogaz afin d’obtenir une teneur en méthane >97% pour mieux le valoriser. Veolia a pu mettre en place ce procédé sur un système de production de biogaz à partir des effluents d’un procédé de l’agro-alimentaire (Sirop Teisseire).

Pour le reste de l’année, on va se retrouver dans un prochain billet 😉

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