Vinaigre, fourmis, citrons et aspirine

Bonjour à tous.

VInaigre, fourmis, citrons…ca vous dit quelque chose ? ouh la la, çà pique !!

Mais de quoi allons-nous parler ? et bien du point commun entre toutes ces choses : la fonction acide.

A l’évocation du mot acide, on imagine de suite le goût piquant comme celui du vinaigre ou du jus de citron ou encore la notion d’attaque chimique, les adjectifs « corrosif’ ou « réactif » nous viennent à l’esprit. Qu’en est-il exactement ?

Généralités : les acides

Un acide est, selon Bronsted (1923), une espèce qui libère un H+ en solution.

H+, c’est un ion hydrogène : un des plus petit atome à qui il manque son électron (charge négative), il est donc chargé positivement (H+ est également appelé « proton »).

Quelques exemples : L’acide chlrorydrique (qui compose notre suc gastrique) s’écrit HCl qui, en solution, libère H+ et Cl-…

L’acide sulfurique s’écrit H2SO4 et libère en solution H+ et SO4(2-)

On représente souvent les acides par l’écriture AH qui permet de visualiser le H pouvant être libéré.

Comment quantifier l’acidité ?

Pour quantifier l’acidité d’un solution, on réalise des tests permettant de mesurer la quantité de H+ présents. Pour cela, on note le « pH » encore appelé « potentiel d’hydrogène » qui définit une échelle d’acidité entre 0 et 14. Une solution neutre, telle que l’eau pure a un pH de 7 car l’eau contient des ions H+.

Plus une solution est acide, plus son pH sera faible.

Pourquoi ? par la définition même du pH : [pH=-log Concentration en H+] , en gros, cela signifie que le pH permet de mesurer le nombre de zéros derrière la virgule…

pH=1 signifie une concentration en H+ de 0,1mol/l (lire moles par litre, la mole permet de compter les atomes par paquet de 600 000 milliards de milliards – c’est ce qu’on appelle le nombre d’Avogadro)

pH=7 signifie une concentration en H+ de 0,0000001mol/l donc beaucoup moins acide que la précédente.

Autre vue de l’esprit, lorsque le pH décroit d’une unité, l’acidité est multipliée par 10.

Le contraire d’acide est « basique » ou « alcalin » qui qualifie une entité susceptible d’accepter les ions H+. Parce qu’ils se complètent, les acides et les bases réagissent ensemble. Plus une solution est basique, plus son pH sera élevé.

Pour le goût piquant d’un aliment acide, il est reconnu grâce à des récepteurs particuliers de la langue sensibles aux ions H+.

Pour voir l’échelle des pH avec quelques exemples du quotidien : clic clic

Les acides en chimie organique

Les acides en chimie organique (chimie du carbone) sont appelés « acides carboxyliques » car ils se caractérisent par un groupe carboxyle (noté CO2H où apparaît bien le H labile, caractéristique des acides).

Je vous en parle ici car de nombreux acides constituant notre vie quotidienne sont des acides carboxyliques.

Exemples célèbres

Le plus simple des acides carboxylique est l’acide méthanoïque (HCO2H). Vous le connaissez , à votre détriment : il porte aussi le nom d’acide formique…tiens cela ressemble étrangement à « fourmis » ! Effectivement, l’acide formique est présent dans le dard et les piqûres de plusieurs insectes (abeilles et fourmis) mais aussi sur les poils des orties… Cet acide est utilisé dans l’industrie des textiles pour les teintures et traitement du cuir.

Un second acide célèbre est l’acide éthanoïque (CH3CO2H) ou acide acétique constituant du vinaigre (acetum en latin = vinaigre) ! C’est un antiseptique et un désinfectant. C’est un réactif très utilisé dans l’industrie (additif alimentaire), en photographie et dans la fabrication des plastiques. Dans le corps humain, l’acide acétique est produit lors de la consommation d’alcool (l’éthanol comme nous l’avons vu dans l’article précédent)

L’acide citrique est un tri acide (3 fonctions carboxyles) trouvé en grande quantité dans le citron. De formule assez compliquée (voir ici), il n’est pas toxique pour l’homme et l’environnement. Cet acide est aussi présent dans la raisin, qu’on ne retrouve pas forcément dans le vin (dégradé lors de la fermentation). Vous le connaissez aussi sous le nom de E330 (poudre à lever – exhausteur de goût …)

D’autres acides célèbres : l’acide butanoïque ou butyrique (du latin butyrum : le beurre) de formule C3H7-CO2H

L’acide malique est trés répandu dans le règne végétal : pommes, poires, jus de raisin… qui explique le caractère un peu piquant de la pomme.

Un petit dernier : l’acide acéthyl salicylique qui n’est autre que l’aspirine. Salicylique vient du latin « saule » dont l’écorce a des propriétés curatives…pour en savoir plus : un post dédié sur ce blog

 

Les pluies acides

Les pluies dites « normales » ont un pH qui est de l’ordre de 5,8, c’est à dire légèrement acides…pourquoi ? A cause du CO2 (dioxyde de carbone) qui comme nous l’avons déjà signalé est présent dans l’atmosphère. CO2 réagit avec l’eau pour donner H2CO3, acide carbonique.

Les pluies sont dites « acides » lorsque sous l’effet des polluants atmpshériques émis par les industries et l’activité volcanique, en particulier SO2 (oxyde de soufre) et NOx (oxyde d’azote), il y a formation d’acide sulfurique (H2SO4) et d »acide nitrique ‘(HNO3) qui accentuent l’acidité naturelle de la pluie (pH en dessous de 5,8)

Les dégâts des pluies acides peuvent être considérables surtout pour certaines espèces végétales telles que cet épicéa

Source : ici

Heureusement, grâce aux efforts des industriels, les émissions de ces polluants sont plutôt en baisse, et on parle de moins en moins des pluies acides.

Si vous souhaitez voir comment faire un indicateur coloré avec du chou, c’est là (le chou)

Pour en savoir plus :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Acide

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pluie_acide

11 comments for “Vinaigre, fourmis, citrons et aspirine

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