Découverte du bassin minier – Biodiversité

Depuis que j’ai entamé ma nouvelle vie (changement pro. pour ceux qui ne savent pas), j’ai décidé de prendre du temps pour découvrir un peu mieux ma région et surtout mon environnement.
C’est dans ce contexte que j’ai pris connaissance des CPIE : centres permanents d’initiatives pour l’Environnement qui sensibilisent le public à l’environnement par le biais de découvertes des spécificités d’une région, la nature, la culture, l’histoire, le patrimoine, la biodiversité, les sols…
Pendant 15 ans, les terrils miniers ont fait de mon paysage quotidien (j’ai habité à Lens, et travaillé à Mazingarbe) et, j’ai souhaité les découvrir d’un peu plus près. Le CPIE, Chaîne des Terrils, est très actif et j’ai eu plaisir à participer à une sortie organisée sur le thème de l’observation des coccinelles, le 6 juillet dernier à Hulluch… Mais nous avons fait bien plus que chercher et observer ces coléoptères !

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Voici un petit tour du côté de la fosse 13 d’Hulluch et de ses charmants habitants !
La méthode
Après quelques explications sur le déroulement de notre sortie et les espèces présentes sur le sol français et en Nord Pas-de-Calais, nous partons gaiement à l’assaut de trois types d’habitats : les hautes herbes, les arbustes et les sols plus ras.
Pour collecter nos coccinelles, on sort le filet fauchoir qui permet de racler le sol ou le parapluie japonais (une toile tendue maintenue par des armatures) qui permet de recueillir les spécimens présents sur les arbustes. Sous l’effet des vibrations, les coccinelles se laissent tomber et leurs petits copains aussi.

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La collecte est fructueuse mais il faut bien fouiller (avec délicatesse).

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Avec de la persévérance, notre maniement des parapluies japonais devient plus efficace.

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La collecte peut également se faire « à vue », et les coccinelles sont alors placées dans des boites loupes afin de permettre l’identification.

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Bien sûr, notre guide nous détaille l’anatomie d’une coccinelle et nous fournit un document fort utile avec une clé de détermination.

CPIE3On apprend à observer les élytres (le fourreau des ailes), à repérer la forme du pronotum (la partie située juste derrière la tête) et des tâches qui le composent, compter le nombre de points, observer les palpes …

Petite note : L’étymologie du mot « coccinelle » est « coccinus » qui signifie « écarlate »

Les espèces trouvées
On a évidemment trouvé pas mal de coccinelles à 7 points, les plus classiques dans nos contrées.

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Coccinelle à 7 points

Mais aussi, la non moins célèbre « Coccinelle asiatique » photographiée ci-dessous reconnaissable surtout au pronotum bien différent du classique noir avec tâches blanches. Il est ici blanc avec une tâche noire en forme de « M ».

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Coccinelle asiatique

La difficulté avec cette espèce qui a la réputation d’être envahissante (invasive en détrônant l’espèce indigène) et vorace, est qu’elle peut revêtir moultes colorations autant dans le nombre de points que celle du fond des élytres. Bref, l’espèce peut être difficile à déterminer.

Un membre de notre groupe a déniché une 3e espèce, mais…je n’ai pas noté…oups

La vie de la coccinelle
Comment chacun sait, la coccinelle est friande de pucerons qui excrétant son miellat visqueux et sucré attirent aussi les fourmis qui consomment ce liquide précieux. Certaines fourmis combattent alors la coccinelle !

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Pucerons sur un chardon

Mais toutes les coccinelles ne les consomment pas et s’offrent d’autres régimes.

On a en effet parlé d’autres espèces, non présentes dans notre région telles que la coccinelle de la Bryone (ou du melon dans le sud de la France) qui, comme son nom l’indique, ne vit que sur les cucurbitacées ou sur la Bryone, une plante grimpante toxique qu’elle consomme.

Et puis cap sur le cycle de vie… Notre guide nous explique avec des petits maquettes, les œufs, les larves, les nymphes, puis la coccinelle adulte.

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Juste après cela, on a pu trouver des larves !
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D’autres insectes, de jolies plantes
Bien d’autres insectes ont accompagné notre promenade …
Un joli bourdon chargé de pollen : les pattes arrière de la femelle possèdent des petites corbeilles qui permettent de collecter le pollen.

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Mais ce n’est pas tout, on a eu aussi affaire à des punaises de toutes couleurs, une larve de sauterelle , un joli papillon de nuit, une cicadelle,un balanin, un longicorne (pas de photos pour ces trois derniers).

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Pour le papillon de nuit, je tente l’identification : Hellula undalis
Côté plantes, c’est l’origan qui a investi les lieux !

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Balade passionnante, reposante, je recommande … Un grand merci au CPIE, chaîne des Terrils pour l’organisation et à notre guide Rémi Chimot.

Pour en savoir plus :
http://www7.inra.fr/opie-insectes/pdf/i136san_martin-et-al.pdf

pour découvrir aussi des araignées déguisées en coccinelles … c’est ici

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