Et si on observait les oiseaux ?

La semaine dernière, une sortie à la Citadelle de Lille était organisée par la LPO Nord ! Chouette alors, voilà une bonne occasion pour en savoir plus sur les oiseaux de nos contrées et leurs habitudes : apprendre à observer, écouter, repérer, respecter… La Nature s’éveille déjà en ce mois de février et cela n’a pas laissé les promeneurs indifférents.
Voici quelques informations et quelques photos (certaines photos sont des sources extérieures, indiquées en légende).

Promenade à la citadelle, sortie LPO (20 Février 2021)

On commence par écouter… Très vite on repère les pies et leur chant bien caractéristique. Vous pourrez vous y familiariser en écoutant ces enregistrements disponibles sur le site de la LPO ici.
La pie bavarde fait partie de la famille des corvidés tout comme le corbeau freux, la corneille noire et le choucas des tours qu’on retrouve dans notre région.

Pie bavarde (Source Wikipedia – Crédit photo diginatur)

Les nids de pie sont la cible de certains chasseurs 🙁 . Malheureusement, les faucons crécerelles en font parfois les frais car ne construisant pas de nids par eux-mêmes, ils investissent parfois d’anciens nids de pie ou de corbeaux. On peut d’ailleurs en apercevoir un, un peu plus loin lors de la balade. Notre guide nous rappelle que le crécerelle a la vue très perçante et que des études ont montré qu’il serait capable de repérer une zone de chasse au sol grâce aux traces d’urine de ses proies, les campagnols [Ref Oskari] ! Les rayonnements UV de ces traces seraient en effet perçus par ces rapaces. D’autres études ne sont pas aussi tranchées [ref Lind] quant à ces résultats (pas simple la science !).

Faucon Crécerelle (Wikipedia – Crédit photo Andreas Trepte)

Le geai des chênes fait aussi partie de cette famille : il est magnifique avec son plumage coloré et ses magnifiques yeux bleus ! Incroyable, un oiseau aux yeux bleus ! Son comportement n’est pas en reste : il adore se nourrir de glands (d’où son nom) même s’il peut manger d’autres choses, mais cette appétence pour les fruits du chêne le pousse à faire des réserves qu’il stocke et cache dans le sol sous des feuilles ou dans le creux des arbres pour ne pas être à cours ! Et surtout, il a une mémoire phénoménale.

Geai des chênes (Source Wikipedia – Crédit photo Pierre Dalous)

On entend aussi lors de notre balade, des perruches à collier.

Et puis nous avons pu admirer d’assez près les poules d’eau (bec rouge à extrémité jaune), à ne pas confondre avec le foulque nous explique notre guide qui lui, est reconnaissable à sa tâche blanche sur la tête. La poule d’eau a les pattes très musclées et d’un beau vert-jaune ! On s’est suffisamment approchés pour le distinguer !

Poule d’eau – Citadelle de Lille (Crédit Photo Michel Lefebvre)

Poule d’eau – Citadelle de Lille (Crédit Photo Michel Lefebvre)

Voici donc la foulque macroule…

Foulque – Citadelle de Lille (Crédit Photo Michel Lefebvre)

Nous admirons aussi un couple de canards “colvert” : le mâle est beaucoup plus coloré que la femelle, mais je la trouve néanmoins très jolie. Cette différence physique est appelée “dimorphisme sexuel”.

Femelle colvert – Citadelle de Lille (Crédit Photo Michel Lefebvre)

Mâle colvert – Citadelle de Lille (Crédit Photo Michel Lefebvre)

Ils n’hésitent pas à rechercher leur nourriture sous l’eau mais ce sont des espèces de canard de surface et donc ne s’alimentent qu’en surface ou à petite profondeur (graines, vers, petits mollusques).

Le cormoran fait également partie des espèces qui peuplent les lieux. Il a pour habitude d’étendre largement ses ailes au soleil : pour se sécher disent de nombreux scientifiques car ses plumes ne sont pas parfaitement imperméables (un avantage pour plonger facilement dans l’eau en quête de poissons). Mais il y a aussi d’autres explications avancées comme un avantage lié à la thermorégulation induisant une meilleure digestion (cf Réf Cook.).
Nous avons eu aussi la chance de pouvoir admirer un martin pêcheur ! Mais il a pris peur et s’est envolé rapidement.

Martin pêcheur (Wikipedia – Crédit photo Andreas Trepte)

Un peu plus loin, nous avons prêté l’oreille et pu entendre distinctement les coups répétés liés à l’activité du pic épeiche qui cherche des insectes présents dans l’écorce des arbres.

Pic épeiche (Source Wikipedia – Crédit photo Christophe Jaunet)

Et pour le “drumming” voici un petit extrait.

Rappelons que ces coups violents ne sont pas sans effet sur le cerveau même si les espèces de pics qui tapent les troncs d’arbre sont bien adaptées (voir ce précédent billet)

D’autres oiseaux présents sur notre chemin mais je vous en parle une prochaine fois.
Un grand merci à nos deux guides de la LPO Nord !

Références :
– D’autres articles sur ce blog consacré aux oiseaux (Nuit des Chouettes, une expo)
– Cook T., Leblanc G., ” Why is wing-spreading behaviour absent in blue-eyed shags?”, Animal Behaviour, 2007, 74,p649-652
– Oskari H., Santtu K. et al., “
Pygmy owl Glaucidium passerinum and the usage of ultraviolet cues of prey”, Journal of Avian Biology, Volume 42 (1) – Jan 1, 2011
– Lind O., Mitkus M. et al., “Ultraviolet sensitivity and colour vision in raptor foraging”, J

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